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Les Hurlements de Léo en interview

22 Juillet 2006 - Saint Pierre de Chartreuse

Bonsoir
Rémi : Bonsoir !

Et bravo !
Rémi : Et merci.

Alors d'abord, est ce que vous pourriez nous présenter brièvement le groupe ?
Rémi : Alors brièvement le groupe : formé en 96... 97 plus exactement. Originaire de Bordeaux. Huit musiciens. On a fait quatre/cinq disques, je ne sais plus exactement, un live, deux albums, un avec les 17 Hippies et un autre avec les Ogres de Barback sous Un air, deux familles. Voilà. Et puis là ce soir nous sommes à St Pierre de Chartreuse… C'est ça ?

Houai !
Rémi : Et nous sommes ravis, c'est une très belle route pour monter.

Il y a quelques mois, vous avez sorti un nouvel album studio : Temps Suspendu…
Rémi : Exact.

Quels sont les grands changements que vous avez connus entre votre premier album, le café des jours heureux, sorti en 1999, et ce dernier, en 2006 ?
Rémi : Alors, c'était pas moi en 99 qui ai fait le café des jours heureux, c'était Fred l'ancien batteur, moi je l'ai remplacé juste après la sortie du disque donc déjà un changement : moi, à la batterie. Et puis après, depuis toujours ça a un peu évolué, on a commencé à rajouter des guitares électriques et puis le piano, les orgues… Et puis c'est tout le temps comme ça, un peu en évolution donc oui si tu prends le premier (album) et celui de maintenant, c'est beaucoup plus électrique, beaucoup plus rock et beaucoup moins chansons guinguettes ou musette… ou festif pour pas mal de gens. C'est pas un souhait de se dire on est plus festif ou machin mais bon, comme beaucoup de groupe qui sont ici, tu vois Debout (sur le zinc) c'est un peu pareil, ça évolue. Et c'est normal que la musique évolue sinon tu tournes un peu en rond.

Ce n'est pas lassant quand même ?
Rémi : Non… heu, si ! De ressasser les mêmes trucs. De rejouer les anciens morceaux c'est pas ennuyeux mais d'en composer et quand tu le joues tu dis « tiens ça fait un peu comme ça, ça fait un peu comme celui-la avant ! » Nous on a envie de faire autre chose, parce qu'on écoute d'autres choses et je pense que c'est surtout ça. On écoute pleins de choses diverses et variées et du coup ça se ressent quand tu veux jouer.

Ce soir vous avez joué aux Rencontres Brel, vous arrive-t-il de vous sentir plus proche du public que d'un autre ?
Rémi : Non, non. On est bien avec tout le monde. Si tout le monde est bien avec nous ça va aussi. Y'a pas d'endroit particulier ou quoi, c'est toujours plaisant d'aller jouer à peu près n'importe où, si c'est possible. C'est toujours aussi plaisant.

Et donc par rapport à ce public, existe-t-il un fan stéréotype des Hurlements d'Léo ?
Rémi : On est pas trop confronté à ce problème de fans, ça reste quand même les Hurlements d'Léo, on passe pas à la télé, on passe pas à la radio. Donc le public de concert… on va dire alternatif, entre guillemets, qui on va dire englobe toute la scène des musiques amplifiées et qui passe pas en télé et en radio, tout ces gens là ont le même public, on peut les appeler des fans si on veut mais y'a personne qui s'est fait tatouer pour nous, on se jette pas sur nous, je peux aller faire mes courses tranquillement, je peux aller à la plage, je peux sortir. Nous on a pas de ces problèmes là, on est pas Julien Leclerc, bien que je respecte Julien Leclerc. On est pas Garou, Obispo, on a pas besoin de se faire une chanson pour expliquer les fans.

Dans quel tiroir, par rapport à votre style de musique, aimeriez vous trouver vos CDs ?
Rémi : Ben… Dans le tiroir des chiottes ! Tu sais le petit livret aux chiottes , c'est toujours bien de le lire. Non, je sais pas. Moi j'ai une grande commode avec mes C.Ds dedans donc… Dans toutes les commodes de tous les gens !

Pour conclure, une dernière question : y'aura-t-il un nouvel air, deux familles ?
Rémi : Ce n'est pas à l'ordre du jour… Et puis je pense pas que ça se fasse. Comme tout projet, tu le fais une fois pour un truc, ça se passe bien, c'est cool, même si on regrette des fois de pas le rejouer, parce qu'on a pas le temps.

Mais si vous vous rencontrez lors d'un festival ?
Rémi : Ça fait longtemps qu'on nous a pas fait jouer ensemble, mais vraiment très longtemps qu'on a pas jouer avec les Ogres (de Barback), parce que l'on fait d'autres choses. Il font d'autres spectacles, avec d'autres intentions, d'autres envies où y'a pas forcement de place pour les copains. Pas parce qu'ils ont pas envie, parce que c'est un nouveau spectacle et c'est comme ça et c'est bien de faire des choses différentes. De temps en temps on le fait, je pense qu'on risque de le faire courant l'année prochaine parce qu'on monte le projet d'un chapiteau citoyen sur la session qui s'appelle Ozone etcetera pour essayer de faire toucher du doigt tous les gens qu'on arrive à croiser, parce que l'année prochaine il va falloir être vigilant. Déjà même sans être votant, participer activement à la vie associative du quartier ou de la vie. Il faut être là, il faut être présent parce que si nous on se déplace pas, on fait pas voir qu'on est présent, tout ces politiques et ces gens mal pensants, après chacun voit ce qu'il veut moi je veux pas… je n'influe personne. Mais il faut être actif. Pas spécialement politiquement, parce que c'est quand même un monde compliqué la politique mais le faire « associativement » en étant présent sur des rendez-vous, des manifestations, sur des trucs… euh… Arg… (combat acharné entre Rémi et un moustique, vainqueur : Rémi) Excusez-moi, sur des trucs antinucléaires, je donne des exemples. De se rendre pas forcément utile mais de participer à quelque chose pour dire moi, avec mes copains on a pas envie que ça se passe comme ça se passe actuellement. On fonce droit aux mur et moi j'ai pas envie. Je viens d'avoir un petit garçon il y a quinze jours et j'ai pas envie de le faire vivre dans un monde de merde ! Comme dirais Georges Abidbol.

Ok ! Merci beaucoup et félicitation pour tout, le concert, le bébé, etc…
Rémi : Et bien merci à vous.


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